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Retour de Nagoya
Je vous fait grâce de l'énumération des multiples problèmes qui sont survenus pendant la journée pour raconter l'essentiel: j'ai quitté Nagoya ce matin pour me rendre à Aichi, où se tient jusqu'au mois de septembre l'Expo Universelle 2005. En faisant la file pour monter à bord du bus qui fait la navette de Nagoya jusqu'au site d'Aichi, je me suis vite rendu compte que ma position ordinairement minoritaire ne l'était plus: j'étais entouré de québécois.
En demandant à un d'eux qu'est-ce qu'ils pouvaient bien faire à l'autre bout de la planète à bord du même bus que moi, j'apprend qu'il s'agit de la troupe de théatre de la Dame de Coeur, d'Upton dans les Cantons de l'Est. La troupe, qui compte 16 personnes, vient d'arriver au Japon pour un spectacle d'une semaine en collaboration avec une organisation japonaise. Michael, le leader du groupe avec qui j'ai discutté pendant le trajet (et à qui je n'ai pas demandé le nom de famille, mea culpa!), se trimbalait au Japon depuis environ deux semaine. Inutile de dire que de parler en québécois dans l'autobus était assez comique. Les deux ou trois japonais qui se trouvaient dans l'autobus devaient se trouver bien seuls, entourés de tout ce monde là.
L'Expo était en général assez bien, mais un peu trop centrée sur le Japon selon moi. Pour un événement soi-disant international, ça manquait un peu de variété au niveau des traductions, des restos et des informations par exemple.
Les files d'attente étaient aussi interminables. L'inconvénient d'une Expo Universelle au Japon, c'est justement que ca se trouve au Japon. Plusieurs dizaines de millions de visiteurs potentiels à quelques heures de train à peine, voilà la recette pour un encombrement monstre sur le site d'Aichi. Bref, je n'ai pas pu voir plusieurs des pavillons intéressants (comme Toyota et Toshiba).
Je n'ai pas manqué de visiter le pavillon du Canada à la fin de la journée par contre (celui-là n'avait pas de file d'attente). Un des guides à la toute fin ne s'est pas gêné pour me piquer une jasette agrémentée de sacres bien québécois, lorsqu'il s'est rendu compte que je venais du Québec. Comme pavillon, le spectacle son et lumière était intéressant, sans plus. Comme d'habitude, le thème du multi-culturalisme était omniprésent. Personellement ca me tappe sur les nerfs au plus haut degré (demandez-moi pourquoi et vous comprendrez), mais les libéraux adorent. Au moins je ne me suis pas fait balancer des O Canada d'un océan à l'autre accompagnés de photos de Paul Martin!
Fidel Castro, à l'opposé, dans son pavillon de Cuba, n'a pas manqué de s'auto-promouvoir en badigeonant le pavillon de ses portraits, sans oublier celles de son bon copain Che. Pathétique.
La journée s'est terminée à Tokyo, où je suis revenu en Shinkansen (qui roule à 300 km/h!) à la fin de la journée. Même si j'avais pris soin d'écrire l'adresse du Renaissance Hotel à Tokyo, trouver un chauffeur de Taxi qui était capable de la lire m'a pris une bonne heure. Rien de simple par ici!



