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Road trip, Las Vegas
Lever à 10h45, non pas parce que je ne pouvais plus dormir, mais plutôt parce que je devait checker-out (si quelqu'un a le mot français, svp dites-le moi!) à 11h00!
La veille, ou plutôt la nuit précédente s'étant terminé dans un bar techno du Paris, j'aurais bien pris quelques heures de sommeil de plus. Il faut comprendre qu'à Vegas, les bars de ferment pas à 3h00 comme au Québec, mais plutôt à 4h00! Je vois déjà la jalousie monter en ceux qui croyaient que le Québec bénéficie des heures de fermeture les plus permissives en Amérique...
La soirée s'est en fait amorcée par le (maintenant traditionnel) show de Jazz du Bellagio. Un contre-bassiste et un pianiste forts doués, mais qui semblaient avoir un goût plus prononcé pour les pauses et les drinks gratuits que pour la musique. Dégouté de voir des musiciens gaspiller un tel talent, j'ai profité de la ixième pause vers 12h00 du matin pour aller voir du côté des vrais bars, appelés nightclubs dans la ville du péché.
Première constatation: l'Utopia, un des endroits les plus branchés de la ville d'après ce que j'avais lu en septembre dernier, est déjà fermé. Comme quoi, tout est éphémère dans cette ville. Plan B: le club Risqué, du casino Paris. Supposément un des endroits les plus en vogue à l'heure actuelle. En arrivant à cet endroit, juste à côté de la pseudo tour Eiffel du Paris, je constate qu'il y a une file d'attente d'environ 30 personnes. Contraire à mon habitude, je m'incorpore au line-up.
Après environ trente secondes (et je ne raconte pas des histoires de pêche ici!), la presque totalité des gens dans la file s'étaient vu refuser l'accès au Risqué. Encore un bouncer qui abuse de son pouvoir pour ne faire entrer que les demoiselles, me dis-je. Encore plus plausible dans cette ville où le cash compte avant tout, il ne fait entrer que les gens sur la "guest list". Faisant mon innoncent, je me dirige comme si de rien n'était vers l'entrée du club, pour me faire dire un gentil "Welcome to the Risqué", avec en arrière plan une bonne douzaine de gars qui me regardent en se demandant "Pourquoi lui et pas moi?!?". Par curiosité, je demande donc au bouncer "Pourquoi moi et pas eux?!?" pour me faire répondre que ces malheureux ne satisfont pas aux exigences vestimentaires fashion de la maison.
Incroyable comment des vêtements achetés en spécial chez Simon peuvent ouvrir des portes :)
Les demoiselles à l'entrée du bar en profitèrent ensuite pour me déposséder de 20$US pour le "cover", ce qui (en plus des Heineken à 7.50$US la bouteille) a contribué à faire de cette soirée une expérience mémorablement dispendieuse. Au prix qu'ils demandent pour tout cela, j'espère au moins que le Risqué ne sera pas fermé si j'y retourne l'an prochain! À en juger par la foule qui s'y trouvait, il devrait demeurer bien ouvert...
Cet après-midi: destination l'ouest, soit la Californie et San Diego. Plus de détails demain.



