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Visa en bourse: appauvrir le Québec


By dd - Posted on 21 mars 2008

Quand même curieux qu'à peu près tout le monde au Québec soit frustré de ne pas avoir pu participer à l'entrée en bourse de Visa et ainsi empocher un rendement de 60% en une journée. Cette situation existe depuis longtemps, et pour tous les appels publics à l'épargne provenant des États-Unis.

En 1999, alors que VA Linux s'ammenait sur le NASDAQ, on m'avait offert 100 actions de la compagnie pour environ 30$. Le lendemain de l'entrée en bourse, l'action atteingnait 240$. C'est du 700% de rendement en une journée seulement. Est-ce que j'ai pu y participer? Non, bien sûr. La veille de l'événement, la firme chargé de l'opération financière, Credit Suise First Boston, m'appelait de San Francisco pour m'avertir que le Québec était le seul endroit dans le monde où les actions ne pouvaient pas être émises. Rien à faire. Je venais donc de perdre une potentiel de 25 000$ en une journée (et le gouvernement québécois, par ses propres lois, perdait ainsi une dizaine de milliers de dollars en impôts).

J'ai un peu honte d'avoir à dire ca, mais je trouve un peu pathétique de voir François Legault, critique du Parti Québécois en matière de finance, se plaindre de cette situation que son propre parti n'a jamais cherché à régler.