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Réconcilié avec la Floride (un peu)
Je répète toujours à qui veut bien l'entendre que la Floride, contrairement à l'opinion générale, est un des pires endroits où voyager. Ses étendues de béton, la nécessité de se déplacer constamment en voiture, ses plages artificielles, sa mentalité "Walt Disney", ses mauvais restaurants, etc. La liste pourrait continuer. J'essaie d'éviter ce coin des États-Unis.
Je donnais cette semaine une formation à Fort Lauderdale (les habituelles photos sont d'ailleurs disponibles), un ville que j'ai toujours associé aux snowbirds, ces riches retraités qui partent quelques mois dans le sud pour fuir notre rude climat nordique (et qui retardent les élections lorsque les libéraux sont au pouvoir).
Bref, je n'étais pas très chaud à l'idée de venir passer une semaine ici. J'avais tord, encore une fois. Tord d'associer Fort Lauderdale à des villes comme Orlando ou Daytona. Le contraste ressemble à celui entre San Diego et Los Angeles. Ou Austin et Dallas. Des villes très proches, mais complètement différentes. En marchant dans le centre-ville, on se croirait presque à Venise, tellement les canaux sont omniprésents. Les gens affichent cette attitude un peu déconnectée qui n'est pas sans rappeler celle qu'on retrouve dans le sud de la Californie. La richesse ambiante est frapante: des voitures de luxe, des bateaux gigantesques amarés au côté des maisons, des restaurants hors de prix. Assez pour se demander comment des québécois peuvent se permettre pour passer six mois ici.



